PROJET STRATEGIQUE
GESTION INTEGREE DE LA ZONE D'ACTION FONCIERE DU VERDON-SUR-MER
LES ESCALES DE CROISIERE 2010
RAPPORT D'ACTIVITE 2008

 

MODERNISATION DU SITE PETROCHIMIQUE D’AMBES La modernisation du poste pétrolier 511 d’Ambès constitue une opération majeure du Contrat de Projet entre l’Etat et la Région Aquitaine et est essentielle pour conforter la logistique pétrolière du Grand Port Maritime de Bordeaux.
Ce terminal a donc fait l’objet d’un appel d’offres européen lancé par le GPMB au cours de l’été 2009. Cet appel d’offres a débouché, en fin d’année dernière, sur l’attribution d’un marché de travaux qui a été attribué au consortium Ballineau/Emcc.

Dès le mois de décembre a débutée une période de préparation du chantier, un préalable indispensable avant d’entreprendre les travaux de construction proprement dits, ainsi que les travaux d’interconnexion des différents terminaux du site afin d’assurer la poursuite de leurs activités pendant la phase de travaux portuaires immobilisant le poste 511. Ces travaux portuaires seront véritablement lancés au mois de mai prochain et leur achèvement devrait être effectif en fin d’année 2010.

Cette opération nécessite, globalement, un investissement qui se monte à 7,35 M€. Elle consiste à permettre à ce terminal d’offrir les mêmes capacités que celles du poste 512 voisin, en terme de taille de navires notamment, et d’améliorer la sécurité de l’amarrage par l’implantation de ducs d’albe.
Pendant ce chantier, les tankers accosteront aux postes 512 et 517. Dans le même temps, les opérateurs vont s’attacher à investir de leur côté pour réaliser des améliorations de la sécurité des superstructures et des dispositifs de transfert des produits pétroliers vers les zones de stockage.

Rappelons qu’en 2009, au port de Bordeaux, le trafic des hydrocarbures s’est élevé à 4,2 Mt (-3,4% par rapport à 2008) pour les importations et à près de 400 000 t (en progression de 29,7%) pour les exportations. Une partie de ces trafics est assurée au poste 511 par différents utilisateurs, sous le contrôle de Docks des Pétroles d’Ambès (DPA) en tant qu’opérateur. SPBA (Société Pétrolière du Bec d’Ambès) regroupe, en effet, les capacités de stockage de Vermillon, ESSO et EDF ; soit au total plus de 200 000 m3. Dans ce cadre, les importations de produits blancs ainsi stockés sont ensuite acheminées par pipe-line vers le dépôt de distribution de DPA à Bassens alors que Vermillon exporte le pétrole brut extrait en région Aquitaine, notamment près du Bassin d’Arcachon.
Il n’est pas interdit de penser que EPG (Entrepôts Pétroliers de Gironde), second opérateur sur le port de Bordeaux après Docks des Pétroles d’Ambès et qui assure des importations de produits blancs (essences et gazoles) pour les grandes surfaces du quart Sud-Ouest de la France devienne également un utilisateur du poste 511 rénové. EPG dispose à proximité de 110 000 m3 pour le stockage de ses produits, une capacité qui devrait être prochainement augmentée.

UN FRONT D’ACCOSTAGE NEW LOOK POUR LES PAQUEBOTS A BORDEAUX Depuis la rénovation complète des quais de rive gauche par les Collectivités locales, trois postes à quai sont affectés aux paquebots de croisières pour qu’ils puissent accoster le long de l’exceptionnelle façade du XVIIIème et à deux pas du centre-ville.

Capables d’accueillir des navires de 8,5 m de tirant d’eau et de 210 m de long, ces installations viennent de connaître des améliorations conséquentes de la part du Grand Port Maritime de Bordeaux. Elles ont porté sur le remplacement total des systèmes de défenses d’accostage dont les travaux ont été entrepris à la mi-novembre 2009.

Réalisés par l'entreprise girondine CESM de Saint-Loubès, ils représentent un investissement total de 610 000€, financé dans le cadre de la relance. Achevés moins de cinq mois plus tard, ils permettent d’offrir aux paquebots, dont la coque est souvent immaculée, un front d’accostage beaucoup plus sécurisé. Celui-ci est constitué par des plaques de glisse dont la couleur grise a été sélectionnée en étroite concertation avec les responsables de la municipalité bordelaise et de la Communauté urbaine et après accord de l’architecte des Bâtiments de France.

La saison estivale des croisières à Bordeaux sera inaugurée par la venue, le 5 avril prochain, du bâtiment norvégien FRAM (115 m de long). Parmi la trentaine de paquebots de croisières devant faire escale, cette année, dans le port de Bordeaux, les 2/3 fréquenteront le port de la lune et amèneront leur lot de passagers (plus de 25 000 en 2009).

AU TERME D'UNE ANNEE MARQUEE PAR LA CRISE ECONOMIQUE INTERNATIONALE,
LE PORT DE BORDEAUX A MAINTENU LE CAP EN 2009,
ET A REALISE UN TRAFIC CONTENEURS RECORD
A l'issue d'une année lourdement marquée par les effets de la crise économique, mais aussi par le plan de relance de l'économie et le soutien affirmé des Collectivités locales, le port de Bordeaux a réalisé un trafic du même ordre que celui de l'année précédente, elle-même année record de la décennie.

L'année 2009 s'est en effet achevée sur un tonnage avoisinant les 8,8 Mt, en diminution limitée à 2,9% par rapport à l'année précédente.
Alors que les grands ports européens accusent une baisse générale, souvent à deux chiffres, et que les experts internationaux estiment à 10% le ralentissement de l'économie maritime, les dirigeants du port veulent voir dans ce résultat la confirmation de la place de l'Etablissement dans le fonctionnement de l'économie régionale et son rôle dans la logistique et les transports aquitains.

Les importations à 6,3 Mt, accusent un repli de 6,8%. Les produits raffinés sont en légère baisse ; la diminution des tourteaux (-20%) et des huiles (-26%) est largement compensée par le développement de la trituration de graines par SAIPOL à Bassens (+ 90 000 t). Les engrais manufacturés, avec 210 000 t, chutent de 30% dans un contexte international durement touché. Néanmoins, l'ammoniac importé à Ambès dépasse les 320 000 t (+ 15%), tiré par les productions de l'usine expédiées par la voie ferrée vers la région de Lacq.
Le ralentissement économique dans le secteur de la construction a affecté les importations de granulats (-22%), de ciment et de laitier (- 42%) et de bois tropicaux (-74%). Les importations de bitumes ont quasiment doublé sur Blaye au terme de la première année complète d'exploitation des nouvelles installations de la SOBIB.

Les exportations progressent de 9,2% à 2,5 Mt. Avec 260 000 t, les sorties de pétrole brut, qui ont retrouvé un schéma logistique efficace, gagnent 30 000 t alors que les biocarburants, atteignant 130 000 t, deviennent un trafic majeur.

Les céréales sont en baisse de 11% et restent au-delà du million de tonnes. La baisse des sorties d'huiles (-20 000 t) est compensée par la croissance de celle des graines (+ 25 000 t) et des tourteaux de colza sous-produits de trituration locale (+ 47 000 t).

Les exportations de bois ont été soutenues par les volumes issus de la tempête Klaus de janvier 2009. Avec un total de 235 000 t en fin d'année, elles ont progressé de plus de 200 000 t par rapport à 2008.
Ce courant d’exportation a particulièrement soutenu le trafic conteneurisé du port de Bordeaux qui, dépassant les 770 000 t (+ 27%) a atteint son nouveau record historique tant en tonnage qu’en nombre de conteneurs manutentionnés (80 018 TEU, soit + 44%).
Les exportations de bois vers l'Extrême-Orient ont permis la mise en place d'un second service de feedering par l'armement CMA-CGM et la desserte d’un nouveau hub européen par MSC au Verdon.

REFORME PORTUAIRE
PROTOCOLE DE BORDEAUX VALIDE PAR LA COMMISSION NATIONALE
Le protocole conclu en juillet dernier entre le GPMB et les entreprises de manutention prévoit, pour exploiter des outillages portuaires, la constitution d'une SAS entre Sea Invest (65 %), Balguerie (15 %) et le GPMB (20 %) qui y détient une minorité de blocage. La commission nationale d'évaluation des cessions d'outillage à laquelle il a été soumis a émis un avis favorable mi octobre.

Désormais, les trois partenaires ont jusqu'au 15 avril prochain pour finaliser l'acte de vente des outillages et mettre au point la convention de terminal et le contrat de maintenance alors que les conventions tripartites devront être signées avec les salariés détachés.

Le protocole a inscrit la date du 1er octobre 2010 au plus tard pour le transfert effectif des outillages, le détachement des personnels et la reprise opérationnelle de l'exploitation par la SAS. Celle-ci sera donc devenue propriétaire des outillages et 45 salariés de l'exploitation du port (22 grutiers, 16 dépanneurs et 7 chefs d'équipes ou contremaitres) y seront détachés selon les conditions prévues à l'accord cadre interbranches du 30 octobre 2008. Cette SAS s'est engagée à confier au GPMB la maintenance des outillages transférés pendant trois ans dans le cadre d'un forfait pièces et main d'œuvre, puis pour quatre années supplémentaires, sous réserve d'un bilan économique de l'offre.

Rappelons que la loi du 4 juillet 2008 prévoyait la cessation par les établissements portuaires de l'exploitation des outillages qui devaient être transférés aux opérateurs de la place lors de négociations de gré à gré dans un délai de trois mois suivant l'approbation du projet stratégique. Ce projet, approuvé en avril dernier, avait validé le lancement de la négociation sur la base d'un lot unique d'outillage pour les 3 sites de Bassens aval, Bassens amont et Le Verdon.


La Fête aux Bassins à flot les 26 et 27 septembre 2009 Pour la seconde fois, la Fête aux Bassins sera organisée aux bassins à flot le week-end prochain, les 26 et 27 septembre de 9h à 19h.
Partenaire de cette opération le GPMB y disposera d'un stand implanté entre les hangar 27 et 29 du bassin n°2.

Très conviviale, en famille ou entre amis, cette fête peut être l'occasion de mieux connaître un quartier où notre port est présent depuis des décennies et qu'il se prépare à développer (restruration des bassins, construction du siège du port achevée en fin d'année prochaine...).

Diverses conférences, animations, rencontres et visites du site sont prévues au programme que vous trouverez sur le site : http://public.feel-and-sea.com/Programme_LAFETEAUXBASSINS2009.pdf

LE PORT PARTENAIRE D'EVENTO 2009 Recentré sur son cœur de métier (aménagement portuaire, industriel et logistique), le Grand Port Maritime de Bordeaux préserve son patrimoine productif entre Bassens et Le Verdon où ses activités s'inscrivent dans le respect des principes du développement durable alliant préservation de l'environnement, protection des individus et développement économique et visent à privilégier l'alternative maritime de transport.
Les quais du centre-ville, que les travaux d'aménagement réalisés par la Communauté urbaine et la municipalité de Bordeaux ont rendus aux Bordelais, accueillent aussi les paquebots de croisière. Ils témoignent de la légitimité historique du Port de Bordeaux qui a souhaité y être associé à l'organisation d'Evento 2009, du 9 au 18 octobre prochain comme il l'avait été pour l'exposition Bordeaux des années 20-30.

VERS UNE COOPERATION PORTUAIRE BORDEAUX - ASHDOD Une délégation de la ville israëlienne jumelle d’Ashdod effectue une mission à Bordeaux du 17 au 20 mai 2009, à l’invitation d’Alain Juppé, Maire de Bordeaux. Composée de près de dix personnes et conduite par Yehiel Lasry, Maire de la cité, cette délégation a prévu différentes visites tant dans les domaines économiques que culturels et sociaux.
Pour Yehoshua Sageis, Directeur général du port d’Ashdod et Gabriel Knaffo, Président du Conseil municipal de la ville, cette mission est surtout l’occasion de créer de nouveaux liens et d’entamer une coopération avec les responsables du Grand Port Maritime de Bordeaux, en particulier Marie-Luce Bousséton, Directrice générale du port et Présidente du Directoire ainsi que Julien Bas, Directeur de l’Exploitation et membre du Directoire du GPMB.
Au programme de leurs entretiens : une visite des installations portuaires girondines et un échange de vues pour conforter les échanges économiques entre les deux ports. Alors que Bordeaux a réalisé en 2008 un trafic total de 9 Mt, en progression de 8,4 % par rapport à l’année précédente, celui d’Ashdod, avec un tonnage de 15 Mt, réalise un trafic conteneurisé tout à fait comparable (environ 600 000 t/an). Tous deux sont déjà desservis par les mêmes armements internationaux (CMA-CGM qui escale chaque semaine à Bassens et MSC qui propose les mêmes fréquences au terminal du Verdon).
L’excellence du savoir-faire portuaire bordelais
Les accords de coopération qui ont été signés à l’hôtel de ville de Bordeaux par les dirigeants des deux ports, en présence d’Hugues Martin, adjoint au Maire de Bordeaux et membre du Conseil de développement du GMPB portent sur le confortement de tels échanges économiques favorables au développement de chacun des deux pays, mais aussi sur un partenariat renforcé dans le domaine des systèmes d’information portuaire où Bordeaux a acquis un savoir-faire certain qu’il propose à d’autres établissements portuaires.
Surveillance maritime, informatique embarquée, systèmes d’information portuaire, conseil et assistance à maîtrise d’ouvrage sont les quatre domaines d’excellence pour lesquels le Port de Bordeaux leur propose d'établir une relation gagnant-gagnant grâce à son savoir-faire en matière de nouvelles technologies. Car, tous les ports du monde ont des missions analogues qui consistent à accueillir les navires et à faciliter l’intermodalité. Ils retrouvent donc les mêmes problématiques, notamment pour gérer l’accueil des navires, collecter les droits de port navires et marchandises, publier les statistiques portuaires, assurer leur bon fonctionnement et asseoir leur développement.
Conseil, assistance à maîtrise d’ouvrage, mutualisation, grâce à ses nombreux projets internes le Port de Bordeaux a développé des expertises utiles aux autres ports. Depuis plusieurs années, il assure des missions d’ingénierie en France et à l’étranger tant dans le domaine de l’hydrographie, que des réseaux informatiques et des systèmes d’information portuaires. Compétences métiers affirmées, expertises techniques dans les nouvelles technologies, conduite de projets déjà éprouvée pour ses propres besoins, le Port de Bordeaux est prêt à partager ses expériences avec celui d’Ashdod.

L’AIDE AUX SYLVICULTEURS SINISTRES La tempête Klaus qui a ravagé la forêt d’Aquitaine fin janvier a mis à terre près de 40 Mm3 de bois et la communauté portuaire bordelaise s’est positionné au centre d’une réflexion pour faciliter les solutions d’exportation par la voie maritime.
Par rapport à la tempête de 1999 (28 millions de m3), les conditions de marché sont extrêmement tendues, les sylviculteurs régionaux étant confrontés à une double difficulté : plus de bois et beaucoup moins d’acheteurs. En raison de la localisation des bois disponibles, le site de Bassens s’est avéré, dans un premier temps, le plus pertinent pour les bois fardelés ou en vrac alors que celui du Verdon permettait les toutes premières exportations en conteneurs. Les manutentionnaires bordelais, mobilisés autour du Grand Port Maritime de Bordeaux, ont voulu faire face à une demande exceptionnelle, le service commercial du port facilitant les discussions entre acteurs, et les études logistiques ont été « rondement » menées.
Avec son expérience de 1999 et considérant l’espace portuaire disponible, la distribution des grues, la main d’œuvre et le matériel terrestre, le port de Bordeaux peut, aujourd’hui favoriser deux offres adaptées : le chargement de navires de 2 à 15 000 t pour des marchés dans le nord de l’Europe et la conteneurisation des bois pour les marchés chinois et indiens. Comme il y a dix ans, le GPMB a mis à disposition des sylviculteurs 25 000 m² de terrains de stockage proches des quais et permettant une approche aisée des navires sur le site de Bassens-Ambarès. Au Verdon, les surfaces potentielles sont de l’ordre de plusieurs dizaines d’hectares où les chargeurs peuvent pré-stocker, fardeler ou broyer les bois avant leur exportation. Sur l’ensemble du port, 40 000 m² de terre-pleins publics sont ainsi mobilisables pour répondre aux besoins. Ces surfaces, dédiées aux flux de marchandises avant chargement ne permettent pas de stockage à long terme mais peuvent être utilisées par les entreprises, au Verdon, pour empoter des conteneurs.
Les premières exportations de bois de tempête ont débuté mi mars. Alors que l’armateur CMA-CGM se mobilisait à Bassens, les tout premiers chargements ont eu lieu au Verdon sur les porte-conteneurs de l’armement MSC, les agences locales des deux armements ayant constitué des parcs de conteneurs vides et négocié des espaces sur les navires desservant l’Asie. En moins d’un mois, près de 1 300 conteneurs avaient ainsi pris la route de la Chine, via le port de Bordeaux.
Au plan des pré-acheminements terrestres, les premiers positionnements de bois de tempête ont été assurés par la route, mais le Port de Bordeaux examine la possibilité de mettre en place une navette ferroviaire entre les Landes et les installations portuaires girondines ; une navette qui pourrait utiliser le matériel roulant de celle exploitée par le GPMB depuis 2004 entre le centre de fret de Bruges et le terminal du Verdon grâce au soutien des collectivités locales.

JEAN-PAUL SANDRAZ ELU PRESIDENT DU CONSEIL DE SURVEILLANCE
DU GRAND PORT MARITIME DE BORDEAUX
Le nouveau Conseil de surveillance du Grand Port Maritime de Bordeaux a été installé le 9 février au cours de sa première réunion présidée par Francis Idrac, Préfet de la région Aquitaine, Préfet de la Gironde.

Au cours de leur première séance, les 17 membres, nommés pour cinq ans ont procédé à l’élection de leur président et de leur vice-président. Pour le premier d’entre eux, ils ont choisi Jean-Paul Sandraz qui siège au Conseil au titre des personnalités qualifiées. Jusqu’à une date très récente, ce dernier était Président Directeur Général de Smurfit-Kappa Cellulose du Pin et Directeur Général de Smurfit-Kappa-Containerboard, structure regroupant l'ensemble des activités papetières du groupe pour la France et l’Italie et Président de Procelpac (Groupement français des fabricants de matériaux d’emballage à base de cellulose).

Industriel de grande expérience, docteur-ingénieur diplômé de l'Institut national polytechnique de Grenoble, Jean-Paul Sandraz a effectué toute sa carrière professionnelle dans l’industrie papetière. Il a également assumé, pendant de nombreuses années, d’importantes responsabilités professionnelles au niveau français et européen. Il fut aussi Président de Revipap (groupement français des papetiers utilisateurs de papiers recyclables) de 1996 à 2004, premier Vice-président du Groupement Européen Ondulé. Il est administrateur de Copacel (Confédération française de l’industrie des papiers, cartons & celluloses) et Président de sa Commission Environnement-Energie.

A leur vice-présidence, les membres du Conseil de surveillance ont choisi de porter Philippe du Mesnil, Président directeur général de Ceva Santé animale, appartenant également au collège des personnalités qualifiées.

Enfin, au cours de la même séance, le Conseil a validé la proposition du ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement du territoire et de l’aménagement du territoire de nommer Marie-Luce Bousseton au poste de Directeur général du Port de Bordeaux et de Président du Directoire. Ingénieure en Chef des Ponts et Chaussées, Marie-Luce Bousseton était, depuis le mois de juin 2004, Directrice déléguée à la Direction Départementale de l’Equipement de la Gironde. Auparavant, elle avait exercé sa carrière dans différents ministères (Education Nationale, Equipement, Justice) ainsi que dans plusieurs Direction départementale de l’Equipement.

REACTIVITE DE LA COMMUNAUTE PORTUAIRE BORDELAISE
FACE A LA TEMPETE
Alerte orange dans la journée du 23 janvier, alerte rouge le soir, la tempête annoncée a touché le Sud-Ouest avec des vents jusqu'à 160 km/h.
Ue dizaine de navires dont trois tankers pétroliers se pressaient dans le port ou le chenal de navigation, alors que le vent commençait à souffler violemment à partir de 3h 30 du matin. Le pilote embarqué sur le pétrolier Maria.M, au mouillage à Suzac, relevait force 6 à 11, soit entre 40 et 50 nœuds et jusqu'à 55 nœuds (110 km) en rafales vers 9h matin alors qu'au Cap Ferret le sémaphore enregistrait des rafales à 90 nœuds (165 km) une heure plus tard.
L’action des portuaires
Pourtant, grâce à l’action des pilotes, des lamaneurs, des équipages des remorqueurs et des officiers de port, grâce à leur engagement personnel, chacun dans leur domaine, aucun navire à quai ou au mouillage ne s'est jamais trouvé en situation périlleuse. Les équipements et matériels se sont également révélés à hauteur des attentes en matière de sécurité, en particulier pour le remorquage avec l'action du nouveau remorqueur, le "Capitaine Louis Thomas" soutenu par le "Moulis" qui a permis l'accostage du pétrolier AKTIA, arrivant de Suède avec 22 000 t de gazole, au poste 512 d'Ambès dans de bonnes conditions alors que la tempête avait commencé.
La vedette du pilotage Orca, engagée dans des conditions de vent sévères, a permis d’embarquer les pilotes devant servir les navires en rade de Chambrette ou de Suzac, alors que le nouveau radar implanté au Verdon continuait à tourner pour suppléer le radar principal de la Palmyre arrêté automatiquement lorsque le vent atteint 120 km/h. Ce radar (dont la limite est à 160 km/h) a permis de suivre en permanence la situation sur le plan d'eau et d'aider à repositionner les navires qui dérapaient sur leur ancre.
Dégâts minimes sur le port
Pas de désagréments majeurs au plan des installations portuaires terrestres où les engins de levage, mis en sécurité ont bravé les éléments sans encombres, les hangars ne subissant que des dégâts relativement minimes, hors mis le H26, aux bassins à flot, toiture arrachée et charpente fragilisée. Tout en prenant des mesures de mise en sécurité, les responsables du port de Bordeaux se sont efforcées de reloger aussitôt ses occupants.
Dans le chenal de navigation, certaines bouées ont dérivé, en particulier la bouée 2A, qui est éteinte dans la passe de l’Ouest. Pour prévenir tous les risques avant rétablissement de la situation, la Capitainerie du port, en accord avec le pilotage, a été contrainte de suspendre jusqu’au 28 janvier la navigation de nuit dans ce secteur et de recommander la mise à bord effective des pilotes à la place de l'assistance par radar.
Solidarité avec les filières régionales
La filière forestière aquitaine est certainement le secteur économique à avoir été le plus touché par la tempête Klaus. Comme elle l’avait au milieu des années 80 après le gel de nombre de pins maritimes, puis à l’orée des années 2000 lors de la « tempête du siècle », la communauté portuaire bordelaise apportera toute son aide aux forestiers. A l’époque, c’est un cumul de plus d’un million de tonnes de chablis auquel il avait fallu trouver des marchés à l’exportation par la voie maritime, en Suède, en Grande-Bretagne, en Espagne, dans le sous-continent indien ou en Chine.
Aujourd’hui, les marchés se sont beaucoup contractés avec les développements de la crise économique internationale. L'autorité portuaire bordelaise et les opérateurs de la place restent néanmoins à l'écoute de la filière qui génère plus de 35 000 emplois dans la région, pour l'assister dans d'éventuels projets d'exportation par la voie maritime

AU TERME D’UNE ANNEE DIFFICILE, LE TRAFIC PORTUAIRE BORDELAIS
A DEPASSE LE CAP DES 9 Mt EN 2008
Marquée par les troubles sociaux liés au lancement de la réforme portuaire du Gouvernement, puis par les premiers effets de la crise économique internationale, l’année 2008 s’est achevée, au Port de Bordeaux, sur un tonnage global dépassant les 9 Mt, en progression de 8,4 % par rapport à l’année précédente.

Si l’on excepte l’année 2000 où les conséquences de la tempête avaient généré un pic de trafic exceptionnel, il faut remonter à 1994 pour retrouver un tonnage comparable dans les statistiques du port de Bordeaux. Il convient également de retenir que ce résultat correspond à une croissance mesurée, constatée depuis plusieurs années (8,2 Mt en 2006, 8,3 Mt en 2007), liée à la fois à l’évolution économique du grand Sud-Ouest et aux efforts déployés par la communauté portuaire bordelaise dans son ensemble pour accroître sa compétitivité.

En 2008, ce résultat a été atteint, notamment, grâce à la reprise partielle des exportations de pétrole brut (230 000 t au cours des 9 derniers mois de l’année) concomitante à un élargissement de l’hinterland pour les réceptions de produits énergétiques raffinés. Le redémarrage des exportations céréalières (+ 19,3 %), grâce au maïs, mérite aussi d’être relevé. Tout comme la concrétisation de trafics liés à des projets industriels, en particulier dans le domaine des vracs liquides avec les huiles (nouveau stockage développé par la société Sea-Tank et nouveau trafic généré par les investissements des sociétés Diester et Saipol à Bassens). De même, avec l’ouverture du dépôt mis en place à Blaye par la Sobib, les réceptions de bitume ont été multipliées par quatre dans l’année.

Par ailleurs, après le boom de la construction qui avait eu un impact sur les trafics portuaires en 2007, les effets de la crise ont été visibles en 2008 sur les quais girondins, tant au niveau des bois sciés (- 20%) que sur celui des clinkers, des laitiers et des granulats. Et au chapitre des déceptions, on retiendra également les résultats des trafics agroalimentaires. Avec 152 000 t, les aliments du bétail importés chutent de 31 % en raison de la forte concurrence de l’unité de production mise en place à Bilbao et de l’augmentation des taux de fret des vraquiers pénalisant Bordeaux port d’estuaire jusqu’en fin d’année. Pour les engrais (300 000 t, soit - 27 %) il faut les comparer à une année 2007 exceptionnelle et aussi tenir compte de l’arrêt ponctuel pour maintenance de l’usine Yara d’Ambès.

Au chapitre des marchandises diverses conteneurisées, avec plus de 55 000 boîtes manutentionnées et un tonnage global dépassant les 600 000 t, le Port de Bordeaux a réalisé le deuxième résultat de son histoire après le record atteint en 2007.
Par rapport à cette référence, le tonnage baisse de 8% et le nombre de conteneurs ayant transité sur les quais d’environ 15%. 2008 est donc marquée par un rééquilibrage vertueux des trafics avec une forte progression des importations (+ 23 % pour le nombre de conteneurs pleins) synonyme de diminution du coût de positionnement des boîtes, et donc favorable aux entreprises exportatrices du Sud-Ouest.


Avec un tonnage d’environ 9 Mt et un taux de progression annuel de 8,4 %, le Port de Bordeaux conforte sa position sur la façade Atlantique française.

NAISSANCE DU GRAND PORT MARITIME DE BORDEAUX Annoncés lors du conseil des ministres du 7 octobre dernier, les décrets portant création des grands ports maritimes sont parus au journal officiel du 10 octobre.
A compter de cette date, le Grand Port Maritime de Bordeaux remplace le Port Autonome de Bordeaux, avec un Directoire à trois membres, un conseil de surveillance à dix-sept membres et un Conseil de Développement à trente membres.
La nouvelle raison sociale de l'Etablissement est désormais « Grand Port Maritime de Bordeaux », sa dénomination commerciale demeure « Port de Bordeaux ».
La prochaine étape est maintenant la mise en place des organes de gouvernance, en particulier à travers la parution d'un nouveau décret qui nommera les membres du Conseil de surveillance. C'est ce conseil qui validera ensuite la composition du Directoire.
Au plan national, les négociations se poursuivent entre les partenaires sociaux pour la mise en place de l'accord-cadre qui validera les principales conditions de mise en oeuvre de la loi du 4 juillet 2008 portant réforme portuaire.

ACTIVITES PORTUAIRES ET DEVELOPPEMENT DURABLE
Le transport maritime est le mode le plus sûr et le moins polluant : la consommation moyenne d'un navire pour une tonne transportée est 6 fois moindre que celle d'un train et 10 fois inférieure à celle d'un camion. Or, le trafic du Port de Bordeaux équivaut à celui de 400 00 camions circulant sur les routes du Sud-Ouest.
Par ailleurs, le Port de Bordeaux, qui dispose d'un service « des études d'environnement, d'aménagement et d'urbanisme », a mis en place une politique environnementale guidée par le principe de précaution.
Il entend ainsi concilier le développement de ses activités et la préservation du milieu estuarien (cadre de vie, richesses écologiques et patrimoine culturel). Car, l'estuaire de la Gironde est un site écologiquement remarquable où se développent des activités économiques et les vastes espaces fonciers disponibles permettent, à la fois, de préserver l'environnement et d'attirer des entreprises dont certaines à risque.
D'autre part, l'estuaire et les sites portuaires sont le réceptacle d'un bassin versant et l'exutoire de pollutions éventuelles
Enfin, le Port de Bordeaux se présente comme un outil de développement durable de par l'alternative maritime à la route qu'il propose avec succès en matière de transport. Ce constat parfois paradoxal, ne doit pas faire oublier que le port girondin s'inscrit délibérément dans un objectif de développement économique durable, respectueux d'un environnement de qualité.
Chartes de gestion écologique de l'estuaire ou de l'île de Macau, audits du Verdon et de Grattequina, études d'incidences des projets et activités portuaires, suivis et contrôles du milieu estuarien, le Port de Bordeaux se préoccupe depuis longtemps des problématiques environnementales.
Cette tendance se renforce avec la perspective du lancement d'une démarche de certification environnementale (ECOPORT).
Cette volonté s'articule autour de 3 axes :
- Édifier un cadre d'actions environnementales -
L'accent sera mis cette année sur la gestion des produits délaissés en pied de quai à l'issue des déchargements de marchandises, la mise en conformité des réseaux, l'adoption d'un plan de recyclage des déchets.
- Participer à une meilleure gouvernance -
Le Port autonome ne fonctionne pas en circuit fermé. L'accent est mis sur une transparence renforcée avec la communauté scientifique et les acteurs institutionnels (collectivités, CEL, CURUMA, AIRAQ…). La politique foncière du port est un prolongement de cette démarche (transfert au C.E.L de 1300 ha en rive droite)
- Poursuivre et améliorer la connaissance environnementale -
Le milieu estuarien est complexe et encore mal connu. Le Port de Bordeaux oriente son action vers une meilleure compréhension pour agir (études et suivis dans le cadre des projets de dragage, qualités de l'eau et des sédiments dragués, études sur les métaux lourds, diagnostic environnemental des zones industrialo-portuaires et du quai de la Batellerie).

LA PLAISANCE A BORDEAUX
La plaisance n'est pas une activité correspondant aux missions du Port de Bordeaux.
Il gère, néanmoins, le site des bassins à flot, très proche du centre-ville où sont disponibles des anneaux permanents, des anneaux de passage, des possibilités de grutage et d'hivernage.
Informations
: p-riou@bordeaux-port.fr
A court terme, un véritable port de plaisance doit y être créé par un opérateur privé.
Par ailleurs, la Mairie de Bordeaux propose différentes haltes fluviales au cœur de la ville.
Informations :
www.bordeaux.fr/ville/plaisance
Il existe, en outre, un port de plaisance à Pauillac, à 45 km de Bordeaux,
Informations
: www.pauillac-medoc.com,
au Verdon, face à Royan à l'embouchure de l'estuaire et à 100 km de la capitale régionale,
Informations :
www.port-medoc.com,
ainsi qu'une halte nautique à Blaye, sur la rive droite, à 50 km de Bordeaux ,
Informations :
www.tourisme-blaye.com
et une autre à Castets, aux portes du canal latéral à la Garonne, qui dispose de postes d'attente. Informations : 33 (0)5 56 62 83 09.

VISITER LE PORT
Pour le grand public :
L'Office du Tourisme de Bordeaux organise mensuellement des visites commentées du Port incluant le site de Bassens. Départ des bus devant l'Office du Tourisme, cours du XXX Juillet à Bordeaux,
retour à 17 h.
Informations : 33 (0)5 56 00 66 24 ou www.bordeaux-tourisme.com
Pour les spécialistes :
Le Port de Bordeaux peut effectuer des visites à caractère technique ou économique pour des groupes de 30 personnes maximum disposant d'un bus.
Informations au : 33 (0)5 56 90 59 53 ou mail : jm-germain@bordeaux-port.fr
Sur la rivière :
Bateau Ville de Bordeaux
L'histoire de Bordeaux racontée par son fleuve en juillet et août, selon le programme.
Départs à 15 h et 16h30. Durée : 1h30
Promenades commentées dans le Port de la Lune, en juillet et août.
Départs à 15h. Durée : 30 mn. Informations au 33 (0)5 56 52 88 88
Péniche Royal
Informations et réservations au : 33 (0)5 56 40 33 58 ou 06 07 02 25 30
ou mail : contact@royal-garonne.com, site : www.royal-garonne.com
Péniche Burdigala
Informations et réservations au :33 (0)6 07 19 75 86 ou tel/fax : 33 (0)5 56 49 36 88
ou mail : evolution.garonne@wanadoo.fr, site : www.evolutiongaronne.com