"La Voix Maritime",<br/> la newsletter de Bordeaux Port Atlantique.

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Toute l'actualité de Bordeaux Port Atlantique et de ses partenaires.

La Voix Maritime décembre 2017 - Newsletter

Bordeaux Port Atlantique et le groupe Cap Vert Energie annoncent leur partenariat pour développer une unité de méthanisation

Le Grand Port Maritime de Bordeaux et Cap Vert Energie ont annoncé le 11 octobre avoir noué un partenariat pour développer une unité de méthanisation sur le périmètre du port.

Ce partenariat s’inscrit dans le cadre du projet PÉÉPOS, Port à Énergie et à Économie POSitives, initié par Bordeaux Port Atlantique et qui a pour objectif d’accompagner la transition énergétique de l’ensemble des acteurs évoluant sur la zone industrialo‐portuaire. Cette unité de méthanisation permettra de produire une énergie renouvelable sur le foncier du GPMB. Le biométhane produit sera réinjecté dans le réseau de transport et directement valorisé pour les usages les plus proches (process industriels, mobilité verte).

Pour Cap Vert Energie, acteur engagé dans la structuration de la filière biométhane en France, le développement d’une unité de méthanisation sur le périmètre du GPMB répond aux enjeux énergétiques et environnementaux du territoire et s’intègre parfaitement dans le projet PÉÉPOS qui porte l’ambition de développer le « port du futur ». Les ports maritimes, qui agissent en interaction avec les territoires urbains, concentrent en effet de nombreuses activités logistiques et industrielles qui émettent des quantités importantes de sous‐produits organiques. Au cœur de la transition énergétique, la méthanisation illustre parfaitement l’économie circulaire à la croisée de trois métiers : le traitement des matières organiques, la production d’énergies renouvelables consommées localement, et l’agronomie avec le retour à la terre du digestat. Cap Vert Energie a pour objectif d’atteindre d’ici 2022 une puissance installée de 18MWe pour valoriser 600 000 tonnes de matière organique / an.

Le groupe compte aujourd’hui une unité en exploitation, une unité en construction et une quinzaine de projets à l’étude en injection de biométhane pour une capacité de production équivalente à 14 MWe (3 500 m3 /h de biométhane). 

© PAT/GPMB

A propos de Cap Vert Energie
Producteur indépendant d’énergies renouvelables, Cap Vert Energie a été fondée en 2009 par Christophe Caille, Hervé Lucas et Pierre de Froidefond. Le groupe développe, finance et construit des centrales solaires et des unités de méthanisation pour les exploiter en propre dans la durée. L’objectif du groupe est d’apporter des réponses durables aux besoins énergétiques et environnementaux des entreprises et des collectivités dans un modèle de vente directe de l’énergie. Cap Vert Energie est certifié ISO 9001:2008 pour l’ensemble de ses activités. Implanté à Marseille, avec des bureaux régionaux à Toulouse, Rennes et Fontainebleau, Cap Vert Energie est présent à l’international en Afrique et au travers ses filiales au Chili et en Amérique du Nord. Au 30 mars 2017, le parc en exploitation et en construction totalise 75 MW de puissance cumulée, pour un chiffre d’affaires énergétique prévisionnel de 18,2 millions d’euros. L’entreprise emploie 75 salariés.

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L'ACTU DES BASSINS

Bordeaux Port Atlantique lance les travaux du port de plaisance de Bordeaux

Bordeaux Port Atlantique a engagé  les travaux de réaménagement du port de plaisance des bassins à flot (bassin n°2). Ce projet de grande ampleur sera finalisé pour le mois de juin 2018.
Très attendu par les usagers des bassins à flot, le port de plaisance va se refaire une beauté durant les mois qui viennent. Repensé dans son organisation, celui-ci sera composé de 9 pontons pouvant accueillir jusqu'à 268 bateaux (mesurant jusqu'à 15m), contre 100 bateaux accueillis aujourd'hui. Augmentant sa capacité d'accueil, le nouveau port de plaisance permettra également aux usagers d'avoir accès à une gamme de services modernes répondant aux normes de sécurité en vigueur dans ce type d'espace, à savoir : 

  • Des bornes à eau, à électricité, de vidange, WiFi…,
  • Une zone de grutage pour la manutention à terre des bateaux
  • Des services pratiques dédiés aux usagers du port de plaisance : badges d'accès, communication via mobile (branchement, débranchement, consommation…), vidéo-surveillance, paiement via automate.
  • Un espace « Sanitaires* » comprenant toilettes, douches, etc.
    (*Prévu dans une seconde phase dans le cadre du projet immobilier du GPMB).

En outre, le port de plaisance des bassins à flot propose d'ores et déjà un service de collecte des déchets polluants de type antifouling, colles et autres mastics.
Labellisé « ECO DDS », le port est le premier site expérimental français pour ce type de collecte.

L'ensemble du projet correspond à un investissement de 3 millions d'euros, intégralement supporté par Bordeaux Port Atlantique.

Tout comme les projets d'hôtels d'entreprises le long de la rue Lucien Faure et de création du pôle de refit de grands yachts, également portés par le Grand Port Maritime de Bordeaux, l'aménagement du port de plaisance vise à re-dynamiser  les activités sur le site des bassins à flot. Ces projets s'inscrivent dans la rénovation urbaine du quartier des bassins à flot. Ils participent au développement d'activités au cœur du nouveau quartier, dans le respect de son histoire et du génie des lieux.

Découvrez le projet en images !

© GPMB/H4 STUDIO

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LE CHIFFRE STAR

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C’est le nombre d’événements professionnels en Chine auxquels Bordeaux Port Atlantique a participé en octobre, pour renforcer la démarche de promotion de ses services maritimes.

A Canton tout d’abord (port jumelé avec Bordeaux Port Atlantique), les ports de Bordeaux et Nantes Saint Nazaire, qui disposent d’une représentation commune en Chine, ont organisé la deuxième édition du forum maritime et portuaire franco-chinois (la première édition s’était tenue à Quingdao en 2016).
Objectif : développer les relations commerciales franco-chinoises et mieux faire connaître les ports de la façade atlantique aux entreprises locales. Le forum, qui s’est déroulé le 11 octobre, a réuni près de 200 décideurs logistiques et industriels de la région de Canton pour une demi journée d'échanges avec les compagnies chinoises dans le cadre de la feuille de route " One belt one road " ("Route de la Soie") impliquant une demande croissante en produits agroalimentaires "made in France" et le développement du e-commerce.
En marge de l’événement, des rendez-vous avec des industriels et investisseurs chinois étaient organisés à Canton et à Shenzhen, notamment pour présenter la zone franche du Verdon et ses avantages douaniers et fiscaux, en lien avec le projet TCSO, mais aussi pour mieux faire connaître le tissu économique du grand Sud-Ouest et les opportunités de sourcing aux entreprises chinoises.

© GPMB

Bordeaux Port Atlantique a participé ensuite à la 9ème édition du "Wine and Dine festival" du 26 au 29 octobre, réplique de l’événement Bordeaux Fête le vin. Le vin séduit les marchés asiatiques et particulièrement la Chine où les ventes ont augmenté de 22% en volume et valeur sur les 12 derniers mois. Le GPMB accompagnait une délégation de 54 représentants de toute la filière bordelaise (viticulteurs, négociants, Office du tourisme, CIVB, école du vin...).
Si 42 % des vins de Bordeaux sont exportés (toutes destinations confondues), la Chine constitue la première destination en volume et en valeur, soit un tiers de volumes de la production bordelaise exportée. La Chine est aussi le premier partenaire du port de Bordeaux pour le trafic de conteneurs avec plus de 30% des volumes.
Bordeaux Port Atlantique était donc présent sur un stand au côté de l'Office de tourisme de Bordeaux pour présenter ses solutions logistiques dédiées au transport du vin. A l’image de la consommation chinoise, Hong-Kong est un marché à fort développement : les exportations de vin de Bordeaux ont progressé de 6% par rapport aux chiffres de l'année passée à la même période, soit au global 2,12 millions d'hectolitres. La foule présente sur l’événement a largement illustré cet engouement, dont Bordeaux profite également pour valoriser son image en tant que destination touristique (troisième destination favorite des Hongkongais en France après Paris et la Côte d'azur).

Un nouveau marché pour la croisière

Fin octobre, c'est donc dans une optique de valorisation de la destination pour développer la croisière que les équipes du développement du port de Bordeaux ont poursuivi la prospection du marché chinois sur le salon Seatrade Asia Shanghai, en collaboration avec Atout France et les ports de Cherbourg, Le Havre, Toulon et Marseille – Shanghai et Hong Kong. Déclinaison asiatique d'un salon mondialement connu et incontournable des professionnels de la croisière, l'événement a permis de toucher les agences de voyages locales, en charge de commercialiser les croisières aux touristes chinois.
Nouvelle venue sur le marché de la croisière, la Chine se positionne déjà comme le 2ème marché émetteur de passagers derrière les USA. Les compagnies de croisière ont saisi cette opportunité et développent des offres spécifiques pour ces passagers, tant sur des navires positionnés en Asie que sur les navires présents sur les autres marchés de la croisière (Méditerranée, Arctique et Antarctique, Caraïbes…).

 

Le port de Bordeaux, en charge de la coordination de Cruise Bordeaux, a ainsi participé à une mission de prospection de ce marché, organisée et co-financée par Atout France. Présent sur le salon Seatrade Asie avec un stand "Cruise France " Bordeaux Port Atlantique a également visité 8 agences de voyage à Shanghai pour présenter son offre, et en a rencontré une trentaine d’autres à Hong Kong, en présence du Consul Général de France.

Les agences, qui connaissent assez bien l’offre croisière en Méditerranée mais connaissent moins la richesse de l’offre Atlantique, se sont révélées très intéressées par le potentiel de Bordeaux, offrant un terminal en centre ville, une architecture du 18ème siècle classée à l’Unesco, des boutiques de luxe, une destination sécurisée...
Le fluvial est également une piste de développement à l'étude : de nombreux touristes chinois réalisent des croisières sur le Danube ou sur le Rhin. L’offre Garonne-Gironde intéresse donc les agences pour diversifier leur offre, laissant entrevoir d'intéressantes perspectives d'évolution à Bordeaux.

 

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... SUR LE TERRAIN

Partenariat des ports de Bordeaux et Québec : la délégation portuaire bordelaise s'est rendue à Québec pour de nouveaux échanges ciblés

Le port de Bordeaux et le port de Québec, qui ont signé lors de l'édition 2015 de « Bordeaux Fête le Fleuve », une convention de partenariat, poursuivent et développent leur coopération. Une délégation du port de Bordeaux a été reçue par les services du port de Québec, à l’occasion de l’événement « Bordeaux fête le vin à Québec ». En complément des échanges tournés vers la thématique des ports et de leur environnement (présentation de la démarche PEEPOS Port à Energie et à Economie POSitives menée par le Port de Bordeaux, et du Processus Environnemental de Participation Citoyenne PEPC mené par le port de Québec), les deux structures se positionnent désormais sur des sujets de coopération économiques et techniques. Pour cette nouvelle étape, des rendez-vous ciblés avec des professionnels du secteur portuaire, des juristes et des logisticiens, ont été organisés en lien avec l’entrée en vigueur de l’accord CETA (accord de libre-échange entre le Canada et l’Union Européenne). La prospection sur des filières porteuses pour les hinterlands des deux ports (comme le vin), se poursuivra ainsi en 2018 et pourra donner lieu à des partenariats complémentaires, intégrant des acteurs locaux. Le rapprochement entre les deux structures pourra également prendre la forme d’un échange interportuaire entre les services de Bordeaux Port Atlantique et de l’Administration Portuaire de Québec.

© APQ

 

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FOCUS

Le Grand Port Maritime de Bordeaux, Voies Navigables de France et EPIDOR signent une charte en faveur d’un développement harmonieux du tourisme fluvial sur le bassin aquitain (Garonne, Dordogne et Gironde).

Avec sept sites d’escale répartis sur trois bassins de navigation (Dordogne, Garonne, Gironde), le Bassin aquitain est fréquenté essentiellement par des bateaux de croisières (7 au total) et des bateaux promenade qui proposent des mini-croisières à la journée. Si le bassin profite de la forte attractivité de la ville de Bordeaux, l’arrière-pays a su exploiter cette dynamique pour valoriser ses nombreux vignobles de qualité et son patrimoine culturel en proposant des croisières œnotouristiques. Pour les années à venir, la création d’escales supplémentaires, notamment sur la Garonne, offrent de nombreuses perspectives de développement de l’offre pour cette destination.

Afin d’accompagner ce développement, VNF, EPIDOR et le GPMB souhaitent s’accorder pour mettre en place une politique cohérente de tarification et de contrôle de l’occupation du domaine permettant un développement de la destination Garonne, Dordogne et Gironde. A travers cet accord, les trois établissements conviennent :

  • De tendre vers une harmonisation de leur gamme tarifaire respective, dans le respect des contraintes budgétaires propres à chaque établissement.
  • De travailler avec les gestionnaires des pontons pour maintenir collectivement la compétitivité économique globale de la destination, en tenant compte des investissements réalisés.
  • D’échanger réciproquement tous types d’informations sur le tourisme fluvial (nombre d’escales et de passagers, retombées économiques, etc.), ainsi que les éléments permettant de faciliter le recouvrement des recettes de péages.

De façon plus générale, les 3 partenaires s’engagent à coordonner et à intensifier leurs actions de promotion du tourisme fluvial en :

  • Étendant le dispositif « Cruise Bordeaux » (instance de concertation et de promotion réunissant les acteurs publics et privés de la croisière maritime sur le Port de Bordeaux) géré par GPMB, aux activités de tourisme fluvial.
  • Se mobilisant pour l’organisation des Rencontres Nationales du Tourisme Fluvial qui seront organisées à Bordeaux les jeudis 1er et vendredi 2 février 2018 (Hangar 14, quai des Chartrons).

© GPMB

La 4e édition de cette manifestation professionnelle rassemblera l’ensemble des acteurs du secteur, publics et privés, afin de les mettre en relation, de favoriser les contacts business et l’émergence de nouveaux projets. Il s’agit également d’une occasion d’échanger autour des principaux enjeux du moment.
Plus d’informations sur : http://www.rdv-tourisme-fluvial.com/

VNF est un établissement public administratif, gestionnaire des voies d’eau sur le territoire français. Regroupant tous les agents qui assurent opérationnellement le fonctionnement du réseau, VNF a notamment pour mission de faire la promotion du tourisme fluvial et de valoriser le domaine public fluvial qui lui est confié (6700 km). Dans le département de la Gironde, VNF assure la gestion d’un tronçon navigable de 30 km de la Garonne compris entre le pont François Mitterrand à Bordeaux et Castets.

EPIDOR est l’établissement public territorial du bassin de la Dordogne (EPTB) dont l’action porte sur la gestion durable de l'eau, des rivières et des milieux aquatiques du bassin de la Dordogne et le développement harmonieux des usages. Depuis la signature de conventions avec l’Etat et VNF, signée le 22 décembre 2014, EPIDOR est engagé dans l’expérimentation du transfert de propriété et de gestion du domaine public fluvial du bassin de la Dordogne. Le domaine public fluvial navigable concerne la Dordogne compris entre l’île d’Ambès et Bergerac (111,5 km) et l’Isle entre Laubardemont (Coutras) et Libourne (32,5 km).

Le GPMB est un établissement public dont le domaine navigable s’étend de l’entrée de l’estuaire de la Gironde à l’île d’Ambès sur la Dordogne et le Pont François Mitterrand à Bordeaux sur la Garonne, soit plus de 100km. Sur son domaine, le GPMB est chargé de l’exploitation des accès nautiques (entretien, police, sécurité, sûreté) et de la promotion de l’offre des dessertes fluviales en concertation avec les opérateurs concernés.

 

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LE POINT DE VUE DE ...

Tristan Paillardon, Président des Pilotes de la Gironde

LVM : Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Je suis d’origine malouine, et j’ai fait mes études à l’École Nationale de la Marine Marchande de Nantes puis de Marseille, où j’ai suivi une formation d’officier polyvalent de première classe, permettant la prise en charge de tout type de navire. Après des stages chez l’armateur bordelais Socatra, qui m’ont permis de confirmer mon intérêt pour la navigation, j’ai obtenu mon diplôme en 98. J’ai ensuite été recruté par Socatra, où  j’ai eu la chance de me voir confier d’importantes responsabilités rapidement.  Quand vous commandez, vous êtes en charge du personnel, de la cargaison, et surtout du navire… C’est un rôle à la fois très formateur, et très gratifiant. Après 10 ans de navigation an long cours, pendant lesquels j’ai commandé des pétroliers en moyenne 8 mois par an, j’ai passé en 2005 le concours du pilotage de la Gironde. Le pilotage fonctionne un peu comme la Marine Marchande : on progresse pas à pas, on gagne de l’expérience. Les pilotes nouvellement recrutés commencent par la prise en charge des navires de moins de 100 m pendant un an, puis cela augmente progressivement, sur une période 5 ans. Le pilote en formation travaille en binôme avec un pilote expérimenté, avant de passer à une catégorie de navire supérieure. A Bordeaux, les 21 pilotes prennent aussi en charge d’autres missions liées au quotidien de la station : gestion RH, gestion du matériel naval, aérien… Pour ma part, j’ai travaillé pendant 5 ans au service hélicoptère du pilotage. J’ai eu l’occasion de vendre l’ancien hélico, et d’acheter le nouveau, un Eurocopter EC 135 T2  biturbine, qui dispose de 2h30 d’autonomie. J’ai donc beaucoup travaillé sur la réglementation aérienne et le système de qualité qui doivent être agrées par la DGAC. Le pilotage prend en charge les réparations de l’hélicoptère (sauf sur les parties radio/chaudronnerie) : nous somme formés et répondons aux exigences du règlement européen PART 145, le plus haut degré de réglementation d’entretien. Nous restons ainsi maîtres du timing des interventions, qui n’a par conséquent pas d’impact pour le service aux navires. Nous programmons les arrêts techniques chaque année au mois de juin, lorsque la météo clémente permet de se passer de l’hélicoptère, qui sert en priorité par gros temps et, en hiver, pour 85 % de nos interventions.

 

LVM : Quelles sont les évolutions récentes de votre métier ?

Si notre métier est ancien, il est aussi en perpétuelle évolution.  Nous avons une mission de service publique sur une zone de compétence qui s’étend de l’embouchure de l’estuaire à Libourne pour la Dordogne, et au pont Mitterrand sur la Garonne. Les pilotes de la Gironde ont l’expérience de l’estuaire, un environnement extrêmement particulier, qui évolue constamment. Les dépressions au dessus de l’Atlantique nord s’engouffrent et créent de la houle. Les bancs de sables se déplacent au cours des marées, des saisons… la nouvelle passe de l’ouest a été ouverte en 2014 et a facilité et sécurisé le pilotage à l’entrée de l’estuaire. La navigation a également beaucoup évolué en 20 ans, les moyens techniques à bord des navires,  comme l’AIS sont très performants, et nous utilisons aussi les deux radars du port, à la Palmyre et au Verdon. Aussi, pour tenir compte de ces évolutions géographiques, technologiques et économiques (puisque nous nous adaptons  à l’évolution du trafic),  nous avons validé, en accord avec la direction du port, la DIRM, les usagers et le Préfet Maritime, de nouveaux process d’accueil des navires.

Depuis cet été notamment, nous prenons en charge par assistance radar, près des 2 tiers des navires allant
jusqu’à 200 m (contre 120 m avant 2017) entre BXA et Royan, à la manière d’un contrôle aérien. Suite à notre demande, le nouvel arrêté préfectoral autorise ainsi la « radarisation » à l’approche de l’estuaire si les conditions de sécurité sont réunies (bonne visibilité, houle et vents limités) sauf pour les navires transportant des marchandises dangereuses où un pilote est systématiquement à bord.  Notre rôle n’est pas de mener une action commerciale, mais il est impératif, pour nous, de rester attentifs aux évolutions de notre environnement de travail au sens large. Le gain de temps que permet la « radarisation », avec moins de sorties en mer pour la vedette et l’hélicoptère, nous permet d’être plus flexibles et d’allouer nos ressources (humaines et matérielles) à d’autres navires sans impacter la sécurité du trafic maritime. Nous restons également compétitifs en limitant les coûts de prise en charge des navires qui escalent à Bordeaux.

 

LVM : Comment voyez-vous l’avenir sur le port de Bordeaux ?

A mon sens, l’attrait touristique de Bordeaux, et le développement de la croisière qui en découle, sont un levier de croissance incontournable. L’organisation des escales de paquebots demande beaucoup de travail en amont, avec un planning défini en fonction des marées, des contraintes du navire mais aussi des excursions, le tout plusieurs années à l’avance. Mais les croisières sont bénéfiques pour les autres trafics du port, elles font partie d’un ensemble qu’elles contribuent à dynamiser. Le développement de cette activité et le projet mené par le port de Bordeaux pour la construction d’un terminal croisière « Médoc » qui serait situé à Pauillac pour accueillir les navires de grande taille, est un axe de développement clé pour la communauté portuaire et pour le territoire au sens large.  Les pilotes ont d’ores et déjà prévu d’intégrer, quand cela sera possible, le nouvel appontement dans le simulateur pour s’entraîner aux manœuvres d’accostage. Comme à Marseille, les pilotes pourraient également développer des liens plus étroits avec les commandants de paquebots, à qui nous pourrions proposer une véritable offre de service personnalisée, pour préparer ensemble les escales de chaque compagnie. 

Pour moi l’avenir c’est encore et toujours « s’adapter ». Dans cette optique les pilotes sont également associés au projet Gironde XL 3D mené par le port de Bordeaux. Nous pouvons apporter nos connaissances « empiriques » de l’estuaire, du comportement des navires, détailler la différence d’approche pour un paquebot ou un pétrolier,  évoquer la différence d’enfoncement (squat), la densité de l’eau… nous précisons ainsi notre besoin et apportons notre point de vue pour que le projet de modélisation de l’estuaire en 3D répondent au mieux aux attentes techniques des professionnels portuaires et contribuent à développer harmonieusement l’activité portuaire bordelaise au sens large.

 

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DERNIÈRE MINUTE

Coup de projecteur sur le pôle naval

Une présentation des activités du pôle naval était organisée par le port de Bordeaux à la Maison du projet des bassins à flot lundi 4 décembre. En présence de Philippe Dorthe, Conseiller régional et départemental, Stéphan Delaux, adjoint au Maire de Bordeaux (tous deux membres du Conseil de Surveillance de Bordeaux Port Atlantique), Pierre de Gaétan Njikam, Maire adjoint du quartier Bordeaux Maritime, Marc Lafosse, Conseiller municipal délégué pour l'innovation et l'industrie, et Corinne Guillemot, Conseillère départementale, la réunion a rassemblé plus d'une centaine de personnes (riverains, professionnels, élus et partenaires du port).
 

Patrick Brocart, directeur des ateliers portuaires de Bordeaux Port Atlantique, a présenté les investissements réalisés, qui ont notamment permis, avec une enveloppe de 5 millions d'euros, la rénovation du quai 209 (avec installation de clôtures et d'éclairages), la remise en état du bateau-porte et la réactivation de la forme de radoub n°1. Les travaux se poursuivent actuellement pour moderniser la forme 2, et développer l'offre du pôle naval avec, notamment, une couverture temporaire de cale, un hangar de stockage et une base vie.

 
Pour illustrer le marché visé et la stratégie du GPMB, Patrick Brocart a également présenté les différents clients du pôle naval. Des paquebots fluviaux pour une opération de refit complet aux barges Airbus, en passant par le bac du Conseil Départemental, une dizaine de navires a déjà été accueillie depuis 2015. L'activité commerciale s'intensifie cet hiver 2017/2018, avec 9 arrêts techniques programmés. Le Viking Forseti, paquebot fluvial de 135 m, sera d'ailleurs le premier "long ship" accueilli en forme 1, où il est entré ce 11 décembre.
Au delà de la maintenance des paquebots fluviaux, l'activité du pôle naval, au cœur des projets de développement de Bordeaux Port Atlantique, s'oriente également vers le segment du superyachting. Une ambition partagée par les collectivités, que les élus présents ont confirmée et défendue d'une même voix. L'accueil des activités de refit de yachts constitue en effet un atout de poids pour l'économie locale et l'emploi, et contribue à renforcer l'attractivité de la destination Bordeaux.

© GPMB

Rapport CESER

Le rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental Régional Nouvelle-Aquitaine (CESER) sur « les ports de commerce en Nouvelle Aquitaine » a été présenté mardi 14 novembre à Bordeaux.  Le rapport peut être consulté ici : http://ceser-nouvelle-aquitaine.fr/presentation-rapport-les-ports-de-commerce-en-nouvelle-aquitaine/

© S. Husté

 

Assemblée générale du Club Maritime à Rochefort

L’assemblée générale  du Club Maritime et Portuaire de Bordeaux s’est tenue mardi 10 octobre  à ROCHEFORT.
A cette occasion, les membres du Club Maritime ont pu visiter l’Hermione, célèbre « Frégate de la liberté ».
 
Les participants ont rejoint le bassin de l’Arsenal pour découvrir la frégate, guidés par Bruno GRAVELLIER, Vice-président de l’Association Hermione-La Fayette. La visite a permis de revenir sur l’origine du projet : la reconstruction d'un navire du 18ème siècle qui apporte à la France un témoignage de son Histoire navale en même temps qu'un symbole de la fraternité franco-américaine. Le nom de ce bâtiment est en effet étroitement lié à celui de La Fayette, symbole du soutien français aux insurgés d'Amérique.
Actuellement, marins et artisans préparent avec soin le prochain voyage de la frégate, qui mettra le cap vers la Méditerranée en 2018 (et sera en escale à Bordeaux du 10 au 13 juin).


 
Après la visite, les membres du Club Maritime ont  tenu leur assemblée générale au Cercle mixte Martrou, un déjeuner convivial clôturant la matinée.

La journée s'est poursuivie par une visite de la collection du Musée de l’Aéronautique Navale de Rochefort, dédié aux ailes de la mer.

Le nouveau Conseil d’Administration :

Président :
Henri-Vincent AMOUROUX

Vice-présidents :
Julien BAS
Etienne NAUDÉ

Secrétaire :
Julien MAS

Trésorier :
Jérôme COUJATY

Trésorier-adjoint :
Hervé SENERGOUS

Membres :
Laurence BOUCHARDIE
Fabrice DEMEUSY
Thierry NOGENT
Pierre- Emmanuel RUELLE
Jean-Pierre SIMON

 

Bonnes fêtes de fin d'année

Bordeaux Port Atlantique vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année !

Découvrez l'animation.

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