FACILITER LES ÉCHANGES
Plate-forme logistique et industrielle, le
Port de Bordeaux fait le choix naturel de favoriser le report modal
privilégiant la voie maritime.
Cet Etablissement public de l’Etat, est le
6ème des grands ports maritimes français. Il a pour
vocation première de gérer les différents sites
portuaires de l’estuaire girondin, de créer et d’aménager
des zones industrielles. Employant plus de 400 personnes, il réalise
un chiffre d’affaires annuel de 45 M€ environ et
génère quelque 15 000 salaires dans le Sud-Ouest.
Ses lignes régulières desservent,
à dates fixes, plus de 300 ports dans le monde et
ses installations spécialisées et adaptées
aux activités économiques régionales sont modernisées
en permanence avec le soutien de l’Etat, du Conseil régional
d’Aquitaine, du Conseil général de la Gironde
et de l’Europe.
En outre, il dispose d’un domaine foncier exceptionnel (1
500 ha disponibles) qui lui permet de jouer
un rôle attractif puissant auprès d’entreprises
créatrices d’emplois et de trafic.
Au cours des années passées, l’accent
a été mis sur le renforcement de la performance des
outillages (10 000 t/j pour les vracs solides, 7 000 t/j pour les
céréales, 64 fardeaux/h pour les bois, 25 à
35 conteneurs/h). En ce domaine, il peut se targuer d’avoir
fait progresser sa productivité de 60 % au cours des dernières
années. La communauté portuaire bordelaise cherche
aussi à favoriser le commerce extérieur de la région
et plaide en faveur d’une intermodalité
décongestionnant les voies routières en mettant
en place des moyens de pré ou post acheminement alternatifs
(camions chargés à 44 t, trains complets, navette
ferroviaire entre Bordeaux et le terminal du Verdon).
Les principaux axes de sa stratégie concernent
le maintien prioritaire des accès nautiques et l’amélioration
continue du traitement des marchandises. A Bassens (développement
des trafics de vrac en poursuivant l’ouverture de l’exploitation
aux capitaux privés et en visant la certification qualité/environnement
de leur traitement). A Ambès (renforcement du site comme
pôle pétrochimique
majeur du Sud-Ouest). Au Verdon (développement du terminal
conteneurs, création d’un terminal méthanier
confortant son rôle dans le domaine énergétique).
Ils concernent également l’amélioration de la
rentabilité de l’Etablissement) et la mise en œuvre
d’une politique environnementale exigeante.
Pour ce qui est de la politique commerciale et du développement,
le rôle du Port s’inscrit dans
une expertise en montage de projets confortant le rôle
des opérateurs privés, plus légitimes pour
assurer le contact direct avec les clients chargeurs et consommateurs.
En ce domaine, un des succès les plus récents est
donné par le groupe Lafarge Ciments qui a construit une unité
de broyage de laitier à Bassens. Elle génère
un trafic maritime potentiel de 300 000 t/an et utilise la voie
ferroviaire pour l’expédition vers la région
toulousaine de sa production.
Recentrée sur son cœur de métier (aménagement
portuaire, industriel et logistique), la politique foncière
du Port de Bordeaux préserve son patrimoine productif tout
en le mariant harmonieusement à la gestion des espaces naturels.
Une ligne de conduite qui a guidé les négociations,
avec le Conseil Général de Charente Maritime et le
Conservatoire du Littoral pour leur transférer la gestion
des berges, ports de plaisance et îles de l’estuaire
(1 500 ha environ) et avec la Ville de Bordeaux pour la réalisation
du parc des berges sur la rive droite en cœur de ville.
Cette action et, au-delà, celle de toute
l’activité portuaire s’inscrit dans le respect
des principes de développement durable qui allient préservation
de l’environnement, protection des individus et développement
économique. Un domaine où le Port de Bordeaux
a une légitimité indiscutable.

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